Mardi 17 mars 2009
2
17
/03
/Mars
/2009
10:00
C'est étrange, je pensais que le modernisme était synonyme d'humanisme, la fin des
temps barbares. Plus je vieillis et plus j'ai cette impression de vivre ces mauvais films de science fiction où l'individu est badgé, contrôlé, où sa vie n'a plus de valeur: le barbare
moderne est en train de naitre.
J'aurai passé ma première moitié de vie à voir détruire des bidonvilles, à libérer les médias, à faire de nous un peuple libre et responsable. Ma deuxième moitié de vie constate un virage à 180°.
Pires, des Etats se radicalisent, des génocides, la rue pour des enfants ou des vieillards dans notre propre pays. La violence repond à l'intolérance et
vice-versa.
Nous ressemblons à un peuple de petits vieux
peureux et agressifs sans mémoire du passé et dans la crainte de l'avenir.
Que laissons nous à nos enfants comme héritage? une société saine? la valeur du
travail bien fait? le respect de l'autre? un environnement serein?
Que laisserons nous dans l'Histoire de l'humanité?
Par contre-vérité
-
Publié dans : Humeur
-
0
Lundi 16 mars 2009
1
16
/03
/Mars
/2009
20:47
Je Viens de recevoir une pièce jointe contenue dans un mail.
C'est en fait toutes les fiches de paie de l'entreprise.
Bien sur, j'ai consulté l'ensemble du document et me suis arrété àla fiche de paie du DG.
Ma surprise a été grande de constater plus de 4000 € de prime pour cette fin d'année, ce qui double son salaire.
Certe, un patron qui profite de son travail me parait normal. Le problème est qu'il travaille mal et l'entreprise est en difficulté.
Nous sommes une entreprise de réinsertion, cad qu'une partie des salariés ont été des chômeurs de longue durée(SDF etc...)subventionnés en partie par l'état avec
des contrats de 2 ans maximum, les autres sont les permanents, cadres et encadrants pour l' insertion.
Voici quelques semaines, Notre cher DG a annoncé la non reconduction de contrat en insertion et des licenciements de cadres ou des mi temps. Tous les
salariés en insertion en fin de contrat ont été remerciés. Une femme est repartie en pleurs aprés 3 mois d'activité. Une femme qui croyait avoir trouvé une solution à ses problèmes.
Entre temps, nous avons rénové nos bureaux et le réfectoire, augmenter notre capital de l'entreprise grace à de généreux donateurs. Mais la situation de
l'entreprise reste préoccupante.
Le comportement de ce DG ressemble comme 2 gouttes d'eau à ces patrons voyoux et ces banquiers ripoux qui se sont octoyés des primes sans complexes.
Pire, une entreprise d'insertion a un statut moral, une éthique à respecter vis à vis de ses salariés et vis à vis de la société mais aussi une loyauté vis à vis de
ses donateurs.
Que chacun se serre la ceinture pendant une mauvaise période comme notre DG l'a demandé, c'est compréhensible. Qu'il puisse s'en mettre plein les poches aux
détrimants des plus faibles, me révolte au plus haut point.
Pour ma part, je n'accepte pas et je n'accepterai jamais cette situation...
Par contre-vérité
-
Publié dans : INSERTION
-
0
Lundi 9 mars 2009
1
09
/03
/Mars
/2009
15:08
"(...)C’est dans cette
tension maintenue entre les deux éthiques, celle du sujet et celle de la société, que travail social peut se frayer un chemin. En maintenant vive la tension entre sujet et société, l’éthique
empêche le laminage des citoyens par le discours de la science qui vise une dévalorisation de la parole et de la subjectivité, mais elle retient aussi de basculer dans les extrêmes, qui verrait la
victoire d’une éthique sur l’autre. (...)Le sujet n’existe pas sans le corps social et le terreau culturel où il se produit ; mais une société ne saurait se maintenir vivante sans la prise en
compte de la singularité des sujets qui la composent. (...). C’est tout à l’honneur des travailleurs sociaux que d’œuvrer à cette confrontation dans l’accompagnement d’une personne, à condition que
l’action soit éclairée d’un questionnement éthique qui est sans fin. (...)Au bout du compte l’éthique, comme on a pu le voir chez Socrate, relève d’une position subjective, mais ne trouve son plein
accomplissement que dans le retour qu’elle produit dans la communauté des hommes. En cela les travailleurs sociaux sont entièrement responsables de ce qu’ils produisent. Ils ne sauraient s’abriter
derrière une prétendue commande sociale qui les lierait pieds et poings à une injonction de normalisation, ils ont à répondre, quels que soient les textes qui balisent leur action, de la façon dont
ils les mettent en œuvre. "Joseph
ROUZEL
link TEXTE SOURCE

Par contre-vérité
-
Publié dans : social
-
0
Dimanche 8 mars 2009
7
08
/03
/Mars
/2009
02:16
Pourquoi a t'il fallu que 2 ingénieurs commerciaux arrivent dans notre entreprise ?
La première invention fut la paquet picnic pour des enfants des écoles: un fiasco
La deuxième invention fut le tout bio, manger bio pisser bio...: un fiasco
La troisième invention fut le pret à manger, des pots de fromage blanc, des quiches bio en distributeur, des salades en boite.
Ils prétendent vouloir combler les périodes mortes par ces activités mais l'inactivité est restée durant les mêmes périodes, pour l'instant.
Mais qu'elle est cette mouche qui les a piqués à vouloir absolument nous faire devenir industriel alors que nous sommes excellent en artisant traiteur.
En terme de pret à manger, force est de constater qu'ils vont transformer des apprentis cuisiniers en manutentionnaires de petits pots et en terme de qualification de travail, un résultat
désastreux pour le personnel en insertion qui ne pourra se prévaloir d'une quelquonque formation sinon que de remplir des petits pots.
Dans une entreprise en difficultée, la rentabilité est reine.
Mais au fait! comment se fait il que 2 illustres ingénieurs atterrissent dans une triste entreprise d'insertion?
Nous étions habitués à quelques têtes pensantes grisonnantes, cadres ou patrons à la retraite, cherchant quelques ultimes activités ou peut être la quête du Paradis aprés une vie laborieuse.
Le drame est que nos 2 compères ne savent pas faire la différence entre un riz pilaf et un riz créole, formation non dispensée pour les ingénieurs.
Les entreprises d'insertions ont cette particularité dêtre créées par des gens de convictions. Le problème est qu'un jour, ces créateurs partent et sont remplacés par des ignorants, et des
problèmes sociaux, et de l'activité de l'entreprise. Pas besoin d'ingénieurs commerciaux ou science po, il faut être du terrain,bourré de convictions et avoir la fibre sociale.
Par contre-vérité
-
Publié dans : social
-
0
Dimanche 1 février 2009
7
01
/02
/Fév
/2009
01:40
Que l'homme est libre et heureux, que la république protège les
faibles, que la démocratie apporte à chacun l'égalité, qui est l'imbécile qui peut affirmer ces vérités.
L'entreprise est devenu le pourvoyeur d'actionnaires timides et fénéants, l'état se rétracte de son territoir laissé à l'abandon pour se prévaloir dans des réformes dont seul, le privé bénéficie.
Les SDF, les immigrés fuyant famines et guerres meurent de froid, des enfants sont à la rue, des familles sur 10 m2, dans l'indifférence totale d'un gouvernement plus sujet à la pub sur la tv ou à
d'éventuelles répressions.
Je ne suis ni de droite, ni de gauche, je suis un humaniste, encadrant technique dans une entreprise d'insertion qui voit partir des salariés comme ils sont venus, cad avec rien.
Ici, je pousse mon coup de geule, la contre vérité: la vérité des petits puisque la VERITE appartient aux puissants, ceux qui ont la majorité(..) et la loi pour eux.
Par contre-vérité
-
1